Le Procès  posté le lundi 01 janvier 2007 16:19

Ca y est, la date de l'audience a été notifié.

"Mon frère" va enfin passer devant le juge.

Quelques jours auparavant, renée, une de mes soeurs me téléphone pour me demander si je désire qu'elle m'accompagne pour me soutenir car elle imagine cette épreuve très difficile à assumer seule.

Je lui dit que c'est très gentil, mais que j'ai eu le temps de m'y préparer, et que de toute façon je ne serai pas seule puisque maman et la plupart des frères et soeurs seront là.Je lui dit aussi que si elle veut venir elle peut...

Elle me répond que non, elle ne veut pas venir pour voir, mais simplement me soutenir moi.

Je la remercie et lui affirme que ca va aller.

Dehors, il pleut à verse.Je n'ai pas de voiture et pas d'argent pour payer un ticket de métro alors c'est à pied que je fais cette longue route pour me rendre au palais de justice.

Lorsque j'arrive enfin, je suis trempée jusqu'au os.        La famille est devant la salle d'audience et me demande ce que j'ai fait pour arriver que maintenant alors qu'eux étaient déjà sur les lieux depuis plus d'une heure......

Après leurs avoir expliqué, je me demande pourquoi ils sont venus à plusieurs voitures non pleines et pourquoi personne ne c'est proposé pour me prendre.

Au toilettes du palais de justice, je me sèche un peu les cheveux afin d'etre un peu plus présentable.Lorsque je sors des WC , l'avocat de ma fille (adhoc) m'informe de ce qu'il va se passer et ce qu'il va demander...Il m'informe aussi que puisque je n'ai pas voulu d'un huis clos, (salle privé), le comparaissant ("mon frère) , avait demandé le huis clos car il ne voulait pas qu'éventuellement un de ces amis aurai pu se trouver dans la salle et assister à l'audiance...

J'étais furax!!!!!

Ce sera donc une audiance à huis clos...(c'est à dire que à part l'accusé et le ou les plaignants ainsi que les avocats des deux parties , personne d'autre ne peut entrer dans la salle.

L'avocat me fais signe d'entrer, de m'asseoir là, et d'attendre.....

A coté de moi, assis sur la meme banquette se trouve quelqu'un d'autre.....

Une petite fille et sa maman.

Ma fille n'était pas la seule victime!!!!

La cour arrive...je me lève ....

D'un signe de la main, le juge me fais signe de m'asseoir.

Je me sens très bizarre,les mains moitent,en ayant l'impression de ne plus avoir de salive, comme si avec une affreuse peur du vide j'étais suspendue par un banal fil dans le vide du haut de la tour effel.Mon coeur battait si fort à m'en faire mal....

Je savais que je devais me présenter à la barre ,et je me demandais comment j'allais pouvoir parler avec ma gorge nouée, et "mon frère" derrière moi a quelques pas.....

La porte sur le coté de la salle s'ouvrent.....

Deux policiers entrent, avec dans le milieu et menoté "mon frère" .

Il a la tete baissé mais jette un rapide coup d'oeil à la salle ...

Mon sang se glace,... je ne peux plus bouger....J'ai une atroce envie de lui arracher les yeux, mais mon corps ne réponds plus , j'ai atrocement froid...

Le juge énnumère "les faits" un par un dans les moindre détails.....puis s'adresse à l'accusé qui reconnait les faits.....

Le juge lui demande si il a quelque chose à ajouter...

Il répond non...puis se reprend et dit oui...

Devant le micro, à la barre, la tete baissée il me semble entendre une demande de pardon....

Puis c'est à mon tour de venir à la barre après que la femme assise à coté de moi en est revenue.

Je dis ce que j'ai à dire, sans savoir comment ma voix à pu émettre un son...je suis très mal....Pendant que je parle au juge, je ressens presque la respiration de "mon frère" dans mon dos,... je revois certaine scènes ou je laissais monter ma fille avec lui pour 'jouer aux flèchettes", ...j'entends la voix de ma fille qui me raconte à nouveau......

Le juge m'à posé une question et je n'ai pas entendu.... je ne sens plus mes jambes porter mon poids mais je parviens tant bien que mal à rejoindre ma place....

C'est à l'avocat des enfants de faire sa plaidoirie.

Je suis attentive à ce qu'il dit.Il parle et explique parfaitement les faits, la douleur, le préjudice, l'avenir traumatisée des enfants......etc.....quand tout à coup, la dame à coté de moi, se mets hocher la tete et à rire, et à murmurer sufisament fort pour que le juge l'entende...: : - "N'importe quoi!!!!"

Je regarde cette femme et lui fait remarqué que c'est l'avocat de ma fille (et qui représente la sienne aussi )qui parle...

Elle me répond : -" et alors, je le sais, c'est pour ca que je dis n'importe quoi!!!"

Je suis outrée, ne comprenant rien à cette mère dont la fille violée est là assise auprès de nous....

C'est au tour du procureur de parler.

Il accuse "mon frère" et demande une peine maximum.

Cette femme continu a rire et en hochant la tete de dire : "- il dit que des conneries".

Je lui fais signe à cette femme que cette fois ca suffit, qu'elle doit se taire.....

Quand arrive le tour de l'avocat de l'accusé de plaidoyer, celui-ci prends son temps. Celà dure une heure....

A la fin de son plaidoyer, la femme assise à coté de moi, se mets à applaudir en disant : "- Bravo maitre, ca c'est vrai!!!"

Je regarde le juge, le procureur, mon avocat, et nous avons tous le meme regard d'imcompréhention.

La petite fille regarde par terre.

A la fin de cette étrange audiance,lorsque le juge rend son verdict et condamne l'accusé à seulement 3 ans d'emprisonnement et dommage et intéret, je me sens vidée, plus capable de quoi que ce soit.....

Je sors de la salle d'audience la première, cette femme et sa fille me suivent, puis l'avocat de l'accusé et le mien....Cette femme, attrape la main de l'avocat de l'accusé et le félicite vivement alors que moi je remercier mon avocat de sa plaidoierie.....

La famille, se presse sur moi....-" alors combien il a pris" ? me demande t'on.

je ne sais meme pas si je réponds, je pars je ne sais ou.....personne ne m'à vu.

Quand je reviens un peu à moi, je suis assise sur un banc dans le hall du palais de justice...Ils sont tous encore là. la famille est en train de se lamenter sur le sors de "mon frère" et de savoir comment ils allaient annonçer celà à la concubine de celui ci qui attendait son enfant.

C'est à ce moment précis que j'ai compris que j'ai eu tort de penser qu'ils étaient venus pour pouvoir éventuellement me soutenir.

Ils étaient tous venus pour pouvoir assister à l'audience, mais comme "mon frère" avait demandé le huis clos, ils étaient désolé de n'avoir pas pu le soutenir.

J'ai entendu ma propre mère dire: "-Que ca a du etre difficile pour lui."

A moi, personne ne m'a demandé si j'allais bien .

Le soir venu, la seule personne qui souhaitait etre là pour moi et dont j'ai refusé le soutien, (ma soeur renée) me tel pour savoir si j'allais bien....

Je lui explique en pleurs ce que je venais de vivre ...

Le plus difficile aura été de lui dire que cette femme qui se trouvait à coté de moi avec sa petite fille ....dans la salle d'audience....

C'était josiane ....mon autre soeur....

...

 

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L'invité et L'évitée...  posté le lundi 01 janvier 2007 16:23

J'ai trouvé un petit boulot en plus le soir en extérieur.

Je fini normalement à 20 heures mais exeptionnellement comme j'ai commençé plus tot je fini donc plus tot.

Je ne suis pas très loin de chez maman, et je pense passer chez elle pour prendre un peu de ses nouvelles et dire bonjour.

Je sonne.

Je sais qu'il y a du monde, le chien aboie et j'apperçois la lumière allumée.

Au bout de quelques minutes, voyant que personne ne vient ouvrir je re-sonne...

2 ou 3 minutes plus tard, c'est mon frère Pascal qui ouvre la porte.

Il me dit : -" Ah, c'est toi sylvie, ben..., maman est occupée.

Je lui répond : -" et alors parce qu'elle est occupée tu vas me laisser dehors ?"

Non, non...vas y ...entre dit-il.

j'entre.

Le chien me fais la féte comme à l'habitude.

Maman est dans la cuisine, revétue de son tablier (jamais elle ne le met ou en de très rare occasion)

Dans la cuisine il y a 3 poulets et une dinde sur la table dejà cuit....

Je demande avec un sourire : -"Mais qu'est-ce qui se passe ici, vous fétez quoi...le gain au loto ou quoi ?"

Les visages sont fermés et froids.

Personne ne me répond.

Puis maman dit à Pascal : -" Vas-y pascal, aide moi, prépare les tables en les mettant cote à cote et mets les nappes."

Voyant Pascal avec ses 3 grandes tables ,je lui donne un coup de main pour les plaçer....

Maman me dit : -" J'ai pas le temps de te donner quelques chose à boire mais si t'as soif t'as qu'à te servir un verre."

Je lui répond:-" Je le vois que t'as pas le temps, déjà j'ai pas pu acceder à la cuisine avec tout ce chamboulement et tu n'as meme pas eu 1 seconde pour dire bonjour,alors servir un verre à ta fille qui vient de finir de bosser et qui pensais que ma visite aller te faire plaisir..."

Pas de réponse.

Je vois et j'entends Pascal qui murmure à l'oreille de maman : -"T'inviterai pas Sylvie avec nous?"

Maman lui répond: -" Non, y aura pas assez de place,déjà là je sais pas comment je vais faire, épuis non et non, c'est pas possible."

Je fais semblant de n'avoir pas entendu leurs messes basses.

Là dessus maman me dit: -" Sylvie, tu sais bien dresser une table, tu peux me donner un coup de main,et mettre la table?"

Moi trop "gentille" , je dis en prenant les assiettes dans le meuble de la salle à manger : -" Combien d'assiettes il faut?"

Maman semble compter et me répond: -"13."

Puis elle ajoute: -"Ah non..., on va etre 13 à table."!!

En comptant les assiettes je redemande : -" Alors qu'est-ce que vous fétez ?"

Maman répond enfin... -" t'es bien curieuse, on féte rien, je fais un souper en famille c'est tout, épuis tu m'excuseras mais comme les gens ne vont pas tarder à arriver , si tu pouvais te dépécher, car je n'aurai pas de place pour toi et tu ne pourras pas rester..."

Mon sang se glace.

J'avais deviné qui était "la famille "qui venait manger.

"Mon frère laurent" et ses amis(es).(il était libéré de prison)

Je dis:

-"Attends, tu te fou de ma gueule là ? Tu  veux aussi peut-etre que j'enfile ton tablier et que je vienne lui servir son assiette et remplir son verre,  à ton fils laurent le violeur"?

J'ai replaçé les assiettes dans l'armoire, alors que j'avais plutot l'envie de lui jeter à la tête.....

J'ai pris ma veste, et en partant j'ai dis:

-"Moi je n'ai rien à me reprocher, je n'ai jamais fait de mal à quiquonque, ...Ce n'est pas moi qui a fait le mal , je peux me regarder dans une glace et garder face à vous tous la tête très haute....

Vous n'êtes tous que des ......

Et je suis partie sans claquer la porte...

Juste en disant :-" Vous me dégoutez!!!"

 

Lorsque je suis arrivée à ma voiture, j'étais dans un état innexpliquable....(colère, larmes,...puis abattue et surtout, oui surtout...très seule et trahie à nouveau.)

 

Le soir, j'avais une énnorme envie d'y retourner, juste pour dire à tous ces gens présents la vérité, et dire ce que je pensais...

Mais mon ami m'a résonné,en me disant que j'allais seulement me faire plus de mal et qu'ils n'en valaient nullement la peine.

Je n'y suis donc pas retourné malgré cette envie et cette petite voix dans ma tete qui me disais " vas-y "

Malgré tout, ...tout au fond de moi je savais que:

Je ne pouvais pas avoir plus mal !!!

...

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question  posté le lundi 01 janvier 2007 16:28

A toi qui suis mon blog....

je vais te poser une question que tu devras te poser à toi même ensuite....

Si tu voyais une personne inconnue adulte qui pour X raison se met à battre violement ta maman, ta petite soeur ou ton petit frère, est-ce que toi tu laisserais faire et regarderais ailleurs sans rien faire?

Je suis persuadée que non, car tu ne pourrais pas ne pas intervenir .....

Il faut savoir qu'une femme par jour meurt encore de coups et blessures que bien souvent son ami, concubin ou mari lui à porter...(parfois leur propre enfant)

Des enfants décèdent  encore tous les jours de ses maltraitances... Pour ceux qui ont "la chance" de s'en sortir,c'est à l'intérrieur deux même qu'ils porteront le restant de leur fragile vie les blessures, comme une odeur de mort atroce qui les poursuivra inlassablement.

Tout le monde peut-etre battu, un enfant, une femme, un homme, ou un animal.....

Alors,si tu ne laisserais pas un inconnu battre la personne qui t'es cher, est-ce que nous avons le droit de laisser battre celle qui nous ai moins cher comme par exemple un voisin?

Est-ce que le simple fait d'etre un voisin suffit pour qu'il ou qu'elle soit condamné(e)...????

Et si celà nous arrivait à nous?

Est-ce que nous n'espérerions pas que quelqu'un vienne à notre secours même si c'est par le simple geste de prévenir les autoritées?

On ne laisserai pas une personne inconnue frapper ceux que l'on aime, alors ne laissons personne, ni femme, ni mari, ni concubin, ni ami(e) et ni enfant nous battre ou battre qui que se soit.

Arrettons de nous dire ca va se calmer...et de fermer les yeux sur ce "mauvais moment" et réagissons car la violence engendre la violence et après avoir fait ses victimes, le problème principal qui à mené à cette maltraitance s'est-il résolu par les coups ? 

A méditer ...

Il était important pour moi de vous dire celà.

Parfois,un simple coup de fil suffit à sauver une vie!!!

police: 17    pompier: 18    samu:15    urgence 112

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j'ai été touchée!!!!!  posté le lundi 01 janvier 2007 16:38

Je suis tombée sur certaines citations et proverbes.Je n'ai pas pu résister au besoin de vous les faire partager.

Lequel te parle le plus?????

-Ce n'est pas la souffrance de l'enfant qui est révoltante en elle même, mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiées.(Albert Camus)

-Les familles heureuse se ressemblent toutes.Les familles malheureuses sont malheureuse chacune à sa facon.(Compte LEV(Léon) TOLSTOÎ Nokolaievitch)

-Le vrai bonheur coute peu; s'il est cher, c'est qu'il n'est pas d'une bonne espèce. (Chateaubriand)

-Le mal se fait sans efforts, naturellement, par fatalité; le bien est toujours le produit d'un art. (Charles Baudelaire)

-En se résignant , le malheureux consomme son malheur.(Honnoré de Balzac)

-La vérité est comme le soleil, elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.(Victor Hugo)

-La misère me fait plus peur que la solitude, parce qu'elle est l'humiliation et l'abaissement, et que celle-ci est seulement ennui ou la tristesse. (Henri-Frédéric Amiel)

-Allez où vos yeux vous mènent, dieu les fermeras demain. (Maeterlink Maurice)

-J'aurai beau tricher et fermer les yeux de toutes mes forces... il y aura toujours un chien perdu quelque part qui m'empechera d'etre heureuse. (Anouilh Jean)

-Peut-etre quand nous mourrons, peut-etre la mort seule nous donnera la clef et la suite de cette avanture manquée. (alain Fournier)

-(ma préférée) : Peu importe ou j'irai après ma mort, car , des deux cotés , ...j'ai des amis qui m'attendent.

-Souffrance silencieuse...fin du silence...moins de souffrance.

-Bien pleurer pour oublier.

- La pauvreté est une compagne ardente et redoutable; elle est la plus vieille noblesse au monde.bien peu sont dignes d'elle. (surrès André) (je l'adore car trop vrai)

- Ce qui ne t'as pas tué , .. te rends bien plus fort !

la petite dernière que j'ai gardé pour la fin :

-Il faut vivre comme on pense sinon on finit par penser comme on a vécu. (Bourget Paul)

Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à m'en faire part!!!

 

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NOEL 2006  posté le lundi 01 janvier 2007 16:41

                                                                    

A tous ceux qui suivent ce blog,

A tous ceux qui passent par hasard,

A tous ceux qui ne liront jamais ces lignes,

je vous souhaite un très heureux noel

ainsi qu'une exellente année

A bientot

 

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