Il y a quelques mois maintenant
que j'ai quitté la région parissienne et mon "ami" pour revenir
dans le Nord.
Je vis dans un petit studio
confortable avec un homme que j'avais rencontré avant mon départ
vers Paris.
Il est mon ainé de dix années mais
tout se passe pour le mieux.Il est très amoureux et l'on s'entend
très bien.
Un jour, alors que je répond à ces
questions sur "mon père" il me demande si j'ai une photo à lui
présenter.
Je m'arrange pour obtenir une
photographie de mon bourreau et la montre à mon ami...
Je ne peux vous décrire ce que
j'ai ressentie lorsque celui-ci , d'un un élan naturel me dit : -"
mais je le connais, il a une voiture DS...il va au café machin...
il habite à Lomme* (ville voisine)....
Je lui répond : -" Quoi ??? tu es
un ami à "mon père" ?
Il m'explique que non...qu' il lui
a déjà parlé comme ça...car dans ce bistrot on voit bien que "mon
père"'est un habitué des lieux et qu'un jour ils avaient parlé
ensemble comme une conversation de bistrot avec un
inconnu.
(oufff !!!)
Un après-midi, je décide de me
rendre chez maman pour prendre des nouvelles et pour lui annonçer
que prochainement je vais avoir un bébé.
Lorsque j'arrive maman n'est pas
là. Elle est partie au supermarché du coin pour faire des
courses.C'est mon frère Pascal qui m'ouvre la porte.
Je suis assise sur une des chaises
de la cuisine avec mon verre de grenadine à la main lorsque on
frappe à la porte.
Ni pascal ni moi avons eu le temps
de bouger pour aller ouvrir que un de mes autres petit frère cours
et ouvre la porte en pensant que c'était maman qui
revenait.
Je vois devant la porte mon petit
frère qui ne bouge plus, innerte , avec un regard rempli de
peur...
J'ai compri...Je me lève très vite
, mais je n'ai pas le temps de refermer la porte que "le bourreau"
était déjà à l'intérrieur.
Je suis décidée à ne plus le
laisser faire si il tente quoi que ce soit.
Pas un bonjour de ma part...je le
surveille en feignant de l'ignorer.
Il s'adresse a Pascal : -" Elle
est ou ta mère ?"
Pascal lui répond sur un ton sec
-" partie faire des courses."
Le bourresu hausse le ton est
ajoute : -" Je t'ai demandé elle est ou ta mère ?!!"
-" je te l'ai dit...partie faire
des courses !!!!"
Le bourreau se mets a hurler ; -"
Ou ???... je t'ai dit!!!"
Je m'adresse a lui en le regardant
droit dans les yeux en ne laissant pas le temps à Pascal pour
répondre :
-" T'as pas besoin d'hurler
lorsque tu poses une question, il t'a répondu c'est déjà bien alors
tu le laisse tranquille et de toute façon ca ne te regarde pas ou
elle est !!!"
Je savais que j'allais provoquer
une rage , et sa folie , mais j'étais décidé à tenir tête cette
fois.
Je ne voulais plus le laisser
faire "sa loi" et malgré la peur qui me fesait mal au ventre à
cause de mes traumatismes passés, je voulais lui montrer que
c'était fini, que nous étions capable de rebellion et qu'il
n'intimidait plus personne.
Il me fusilla de son regard noir
et tout en s'approchant de moi il cria avec rage : -" De quoi ??
Q'est t'a dit? "
-" J'ai dit que tu nous a
abandonné pour aller avec tes putains, que tu as fais des batards
partout, que tu ne t'ai jamais soucié si l'on avait à manger ni
méme si on allait bien, que ... (La colère montait en moi je
ne pouvais plus m'arréter de dire ce que j'avais à dire et cette
fois c'est moi qui me suis approchée de lui, je le tenais par
la chemise au niveau du col tout en lui disant...) Tout ce
que tu a su faire c'est frapper, casser, hurler, et tu nous fait
CHIER ..t'a compris ?
Je continuai en lui disant : -" Va
donc t'occuper de tes gosses que t'a fais partout et fou nous la
paix , degage de notre vie, y a personne qui s'est te voir, t'es
tellement pourri , qu'au moins tu auras fais quelque chose pour
nous....
Il a du voir la haine et l'horreur
que j'avais pour lui dans les yeux, il a du voir que je disais
vraiment ce que je pensais et que ce n'était pas que des paroles de
colère...
En lachant son col de chemise je
le pousse un peu et j'ajoute -" Maintenant si tu veux frapper
quelqu'un arrette de t'en prendre aux petits ou aux meubles, vas y
, frappe moi...mais je te jure sur ce que j'ai de plus précieux
maintenant que c'est fini, j'ai plus peur de toi,et plus jamais je
ne me laisserai ni te laisserai faire.
Je l'ai traité de lache, de
mauviette, je lui ai dit...-" regarde toi pour de vrai dans un
miroir...regarde qui tu es et ce que tu as fais , vas y je
t'autorise à aller devant le miroir de la salle de bains, mais vas
y donc....
Il ne bougeait pas essayant de
temps en temps de reprendre le dessus avec des mots qui étaient
sencé faire mal, mais je ne le laisser pas faire...
J'ajoutais: -' Tu n'as pas de
couilles...jamais tu n'iras devant un miroir, tu veux paraitre bien
habillé et bien coiffé pour le regard des autres, mais moi je leur
dirai....T'as compri ça ???je leur diraiii !!!"
Il s'est mis a faire les quatre
cent pas dans l'appartement allant de la cuisine au salon et du
salon à la cuisine... il me dit : -" Toi tu es banni,le jour ou je
crève je ne veux pas que tu sois là...."
Il en avait trop dit...je
rétorquais aussitot -" Quoi?? (et avec un petit sourire au
coin des lèvres j'ajoutai
Je vais
te dire quelque chose que jamais tu ne devras oublier car c'est une
prommesse que je te fais... Depuis que je suis toute petite
j'attends et j'espère que tu crèves mais se sont toujours les
charognes qui on la vie dur, J'ai toujours dis que je ne serai pas
venu à ton enterrement si tu trouve quelqu'un qui veuille bien
t'offrir ça, ou alors si pour je ne sais quelle raison je serai
dans l'obligation d'etre là, je te promets que ...
Qu'il y est une personne ou dix
mille, devant tout le monde, je te jure que je baisserai mon
pantalon et que je te pisserai dessus...
J'ai eu à peine fini qu'il
repartait au salon .
Lorsqu'il est revenu, c'était la
première fois que je voyais des larmes dans ces yeux...
Il essayait de les dissimuler,
avant de me dire pour terminer...
-" moi aussi je vais t'en faire
une de prommesse,...si je peux, le jour ou je crève je te prendrai
le chien auquel tu tiendras le plus,madame animaux.
J'ai souris, en lui disant -"
regarde tu ne fais que faire le mal et penser mal , fou
nous la paix et tire toi ... pauvre débile
!!!"
Ce jour là, jamais je ne
l'oublierai, non jamais, car je venais d'apprendre que j'allais
avoir un bébé et en vidant mon sac j'avais réussi à faire mal pour
la première fois a mon bourreau.
C'est un de mes premiers plus
beaux jours de ma vie.
je me croyais sauvée de l 'horreur
...!