Les yeux dans le vide
J'étais trop timide
Pour te regarder
Ta main me semblait énorme
L'amour, je ne l'as jamais ressenti
Dans mes cris, je m'étouffe
Haaa... je retiens mes larmes
J'essaie d'être normale
Mais j'ai le cœur aussi fragile que celui d'un enfant
Aussi fragile que la petite fille que tu frappais
Aussi fragile que l'enfant qui saignait sur le sol...
J'ai connu l'horreur,
Et bercé mon cœur de tellement d'illusions
Même si tu n'es plus là près de moi
Je ne t'oublie pas, Je ne t'oublie pas,
Je n'oublierai jamais ces coups, je ne t'oublie pas papa...
J'ai vu la cruauté
Au fond de tes yeux
J'ai fait tant de prières
Je ne jurais que la nuit, m'adressant à Dieu
Forcé le destin pour que jamais, jamais
Tu ne relèves la main sur moi
Moi loin de toi
Toi loin de moi
Souviens-toi de mon visage
Je ne comprenais pas,
Je ne te regardais pas,
Brodé de violence, mon cœur
se noie
Papa, je sais que tu m'observes
pourquoi tu me frappais
Te souviens tu de mon regard...
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enfants de la misère,
Et oui, il y en a sur cette Terre,
Du matin au soir,
Pas de jouets, plus d espoirs,
Pas de coiffures, pas de chaussures,
Les mains noires d usures
Si jeune, pas de vie, pas d avenir,
Pas de présent, et la peur de sourire
De sourire vers un monde meilleur,
Ou l homme ne créera plus son malheur
Ou il pourra enfin courir, danser et rire,
Apprendre, étudier, suivre une scolarité,
Mais en redéscendant sur terre,
Il se voit, assis par terre,
Et il sait que malgré tout,
Il est, et il restera
Un enfant de misère
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Le reflet de l'enfance
Logés dans les recoins de l'inconscient,
Seul témoin les sentiers du subconscient,
Vivent cachés des traumatismes passés,
Souvenirs d'écorchés à la plaie cadenassés.
Son de la souffrance résonnant en écho,
Implorant la délivrance d'un souffle de siroco,
Prisonnier éternellement dans le reflet de l'enfance,
Il vit de tourments de fines nuances en abondance.
De refrain en refrain il creuse les blessures,
Cherchant cette main qui gommera les ratures,
En simple utopie où convictions vaines,
Vouloir stopper l'hémorragie et enterrer la peine.
Désir illusoire puisque demeure devant le miroir,
L'innocence dérisoire de l'enfant pleurant dans le noir,
Souvenirs douleur gravés au creux de l'âme,
Assassins du bonheur noyé par les larmes.
Reste à jamais incrusté le reflet de l'enfance...
La souffrance du silence ...
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Sayumi
mar 19 aoû 2008 14:26